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Re: [gulliver] Compte-rendu de la réunion statuts du mardi 30octobre


From "Stéphane Écolivet" <stef at linux-france dot org>
Subject Re: [gulliver] Compte-rendu de la réunion statuts du mardi 30octobre
Date Thu, 1 Nov 2007 23:50:40 +0100

Bonsoir Gilles,

On 01/11/2007, Gilles LAMIRAL <gilles dot lamiral at laposte dot net> wrote:

> http://gulliver.eu.org/wiki/GulliverStatutV8
>
> Article 2 : Objet de l'association

> 1a) "...toute personne la possédant a le droit..."
> L'expression "la possédant" me dérange dans la sonorité
> de la phrase, c'est ampoulé.

Oui, d'autant plus que "posséder" une œuvre est une notion des plus
ambigües. En fait, pour un logiciel et pour nombre d'exemples cités
lors des travaux préparatoires, les seules personnes à "posséder" les
œuvres en question sont leurs auteurs ou leurs ayants-droits.

Ce n'est probablement pas le but recherché car par définition lesdites
œuvres sont généralement "libres" pour leurs auteurs.

Le but recherché, dans le cas d'un logiciel, serait plutôt :
[...] si toute personne a le droit de l'utiliser et qu'elle puisse :
- ...
- ...
[...]


> 1c) nous parlons souvent des 4 libertés mais là nous utilisons
>     "a le droit   :"    Ne serait il pas préférable de dire
>     "a la liberté :"

Dans certains cas, il ne s'agit pas d'une liberté. Pour faire plaisir
à certains-qui-se-reconnaîtront-certainement, un utilisateur
distribuant un logiciel libre modifié sous licence GNU GPL sous forme
binaire aussi impose possiblement la distribution du source modifié.
Il ne s'agit plus d'une liberté.

Pour faire plaisir aux autres, un utilisateur modifiant un logiciel
libre sous licence BSD, pour, à tout hasard y enlever la liste des
contributeurs et enlever tous ces noms inutiles afin de ne garder que
les algorithmes utiles, n'aura plus la liberté de distribuer sa copie
modifiée.

À noter que ce dernier problème pourrait cependant être réglé
rapidement au sein de Gulliver car ces logiciels ne font plus partie
de l'objet de Gulliver dans les nouveaux statuts ("de la modifier pour
_tout_ usage" et "d'en distribuer une copie, modifiée ou non"). Est-ce
voulu ?


> = Deuxième point, plus important =
>
> L'actuelle définition autorise les gâteaux sans la recette,
> les binaires sans le code source, les images sans les
> calques, les sons sans leur modèle générateur, les théorèmes
> sans les démonstrations, les démonstrations en postscipt
> sans le source latex, les graines sans leur structure ADN,
> les médicaments sans la description chimique de la molécule
> active, les pièces mécaniques sans les plans d'usinage, les
> typons électroniques en format difficilement modifiable etc.

Arggghhh ! J'avais pas vu ça !

> Il devient important d'ajouter le pertinent paragraphe de
> David (légèrement modifié):
>
> "Une oeuvre est considérée d'autant plus libre que ses
> auteurs fournissent les indications détaillées et les moyens
> utiles permettant d'apprécier, d'utiliser, d'analyser, de
> modifier et de reproduire l'oeuvre."

Je n'ai pas du tout cette notion de "d'autant plus libre". La raison
de ce désamour est simple : quelle crédibilité accorder à une
association de promotion d'œuvres libres n'étant pas même capable de
les définir clairement ?

La cause de tous ces problèmes est simple (et se trouve dans les
archives depuis plus d'un an) : personne n'a, jusqu'à présent, réussit
à définir ce que pourrait raisonnablement être une œuvre libre et je
doute que Gulliver puisse y arriver dans la définition de ces statuts.

Au vu des problèmes soulevés par Gilles, je (re-)suggérerais l'une des
options suivantes :
1) garder l'article 2 des statuts actuels ; (explications
http://gulliver.eu.org/ml-archives/octobre-2007/msg00305.html )
2) la promotion du logiciel libre et l'application de sa philosophie
sous-jacente à d'autres domaines.



Merci Gilles pour ton œil de lynx ;-)

Amicalement,
-- 
Stéphane